Je me suis réveillé ce matin en me disant que je n’étais pas satisfait de la façon dont j’avais classé mes répondants, et cartographié le petit monde du J-blogging en Belgique francophone. Après quelques hésitations, je suis parvenu à ceci (cf. infra). Je ne suis pas certain que le résultat soit excellent; ça me semble en tout cas un peu plus clair qu’auparavant. Si vous avez des suggestions ou si vous avez repéré une erreur de classification, n’hésitez pas à me le faire savoir
j-blogging
8 décembre 2009
Des catégories de blogs ?
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8 décembre 2009
Vu que la fréquentation du blog tourne (dans les bons jours) autour de 1 ou 2 visiteurs uniques (merci à vous deux, au fait), je ne m’attends pas vraiment à ce que ce ‘polldaddy’ déclenche un raz-de-marée populaire. Mais je serais quand même heureux d’avoir votre avis sur le nouveau titre de "Journalism, Blogging and Society"…
4 décembre 2009
Géphi, Navicrawler ou comment visualiser des réseaux sociaux
Posted by Mathieu under ..., j-blogging, sociologie | Tags: ..., géphi, mapping, navicrawler, réseaux sociaux, visualisation de réseaux |1 Comment
Vous connaissez Géphi? C’est un outil de mapping, ou si vous préférez de visualisation de réseaux sociaux à partir de différents noms de domaines (URL). C’est peut-être pas le meilleur logiciel de tous, mais j’en suis plutôt content… ça me semble être un bon choix pour les chercheurs qui étudient des réseaux de petite taille (moins de 500 individus). Voici la marche à suivre : (1) Installer Navicrawler (sur votre browser Firefox), http://www.webatlas.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=56&Itemid=74 ; (2) Installer Géphi : http://gephi.org/community/download/#windows ; (3) Importer les URL des sites dans Navicrawler (onglet "file") ; (4) Exporter les sites liés en .gdf ; (5) Lancer Géphi ; (6) Importer le fichier .gdf dans Géphi ; (7) cliquer sur l’algorithme "Force Atlas", dans l’onglet "Spacialize".
4 décembre 2009
Sur la blogosphère arabe
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Voici un lien vers l’avant-dernière étude "Internet & Democracy Project" du Berkman Institute (Uni. Harvard). Après la Corée du Sud (OhmyNews), la Birmanie (et les bloggeurs de sept. ’07) et le Kenya (pendant la période post-électorale de jan. ’08), l’équipe du projet Internet et Démocratie, s’est penchée sur la blogosphère arabe (2009). Les résultats de la recherche sont disponibles depuis juin. En tout cas, là, je sais sur qui je dois prendre exemple question méthodologie…
Pour ceux qui s’intéressent aux j-bloggeurs/euses nord-américain(e)s, vous trouverez ici une série de case studies qui valent également le détour.
30 novembre 2009
Le blogs d’actualité américains vus par F. LECAM, en 2006…
Posted by Mathieu under ..., histoire du web, j-blogging, sociologie | Tags: 2005, états-unis, blog, droit de taire ses sources, j-blogs, lecam, notes de lecture, reconnaissance |Leave a Comment
résumé d’article
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Le Cam, F., « Etats-Unis : les blogs d’actualité ravivent la question de l’identité journalistique » in Réseaux 2006-4 (n°138)
Les ‘weblogs’ d’actualité (current events blogs) sont devenus des acteurs incontournables dans le paysage médiatique. En 2005, ces nouveaux supports – qui se chargent généralement de la diffusion, du commentaire et de la mise en contexte de points d’actualité – finissent par se multiplier et rassembler des audiences de plus en plus importantes. Si bien que les acteurs de la profession de journaliste, se retrouvèrent à évoluer dans un contexte de concurrence de plus en plus flou, un contexte aux frontières de plus en plus malléables[1]. Véritables défis posés à l’identité journalistique, ils transforment aujourd’hui – selon Le Cam – la façon dont les journalistes perçoivent et définissent leur propre métier.
Rappel des évènements : Eté 2004, la convention nationale des démocrates (aux E.-U.) autorise des bloggeurs à demander une accréditation journalistique, qui sera ensuite accordée à certains (C’est l’époque où Howard Dean commence à utiliser le web comme outil de fundraising)… En mars de l’année suivante, Garrett M. Graff devient le premier bloggeur à obtenir un laissez-passer de la Maison Blanche. En mai de la même année, une Cour de Justice américaine accorde, pour le toute première fois, le droit à un animateur de site web de taire ses sources (Constition Art. 1 section 2)[2].
Ainsi, des bloggers commencèrent à prendre conscience de la possibilité qu’ils ont d’obtenir pratiquement la même reconnaissance légale que celle dont bénéficient les journalistes. Toujours en 2005, un scandale pour faux impliquant Dan Rather – journaliste de CBS – est révélé par un bloggeur conservateur. Ce scandale conforte certains spécialites des médias citoyens (ex : Dan Gillmor) dans l’idée que les weblogs peuvent se poser en nouveaux contre-pouvoirs. D’aucuns se mettent à imaginer, qu’à l’intérieur de la sphère médiatique, il peuvent endosser le rôle de « vérificateur de l’information diffusée » et développer en ce sens une forme de journalisme participatif, ou de journalisme open source, qui encourage l’échange d’informations. Cette dimension d’échange est capital : c’est en effet la relation entre animateurs et lecteurs, et l’aspect conversationnel de la production d’information, qui fait le succès des weblogs.
Le Cam fait un parallèle entre les contraintes auxquelles sont soumis les bloggeurs et celles qui ont tranditionnellement cours au sein de la profession de journaliste : tout comme les journalistes, les bloggeurs doivent aussi des interactions avec le public, les sources, les pairs, les institutions publiques etc. ; mais à la différence de la plupart des journalistes, les bloggeurs – qui évoluent généralement hors des entreprises médiatiques – tendent à questionner et à mettre au défi l’identité du groupe…
Un contexte identitaire spécifique : Le Cam fait ici la point sur (1) la façon dont les américains en sont venu à associer « journalisme » et « faits établits », et sur (2) la professionnalisation de la profession aux E.-U. Elle affirme, notamment, que la professionnalisation du journalisme est une sorte de « manœuvre des propriétaires de journaux pour les isoler des crises commerciales, des conflits de classe et du désenchantement du public pour la presse », voire même pour permettre de contrôler leurs employés-journalistes. Elle explique que les entreprises sont venu intervenir dans le processus de construction, de formation, du groupe (et de son éthique, liée à l’objectivité) ; et illustre cela par l’exemple du Corporate Personhood, une protection liée au premier amendement qui place la responsabilité sociale du média entre les mains de son propriétaires. Sur base de HOYER et HAUK, elle défend l’idée que ce sont les entreprises médiatiques – plutôt que les associations de journalistes et instances de représentation des journalistes- qui sont devenu les décisionnaires centraux, et parfois même les "définisseurs" de l’identité du groupe.
En crise d’identité ? : les J-blogs (professional journalists’ weblogs) ont permis (1) une remise en question des standards journalistiques communément acceptés, en brouillant les rapports de dépendance, en changeant les stratégies de vérification, en repensant la définition de ce qui est newsworthy etc. Ils ont également (2) permis à des journalistes de s’exercer au creative writing, le tout en rapportant de l’information vérifiée (puisque le j-bloggeur est à la fois « sujet » et « source »), le tout dans le rapport de concurrence qui les oppose aux autres current events blogs. Bref, le blogging change la profession, en dépossèdant les entreprises média d’une partie de leur pouvoir structurant sur le groupe…
Pour conclure, Le Cam formule 4 hypothèses : (1) il y a une remise en question du statut de journaliste (et de territoire du groupe) ; (2) il y a une transformation de la socialisation traditionnelle du groupe et de son attachement à l’objectivité ; (3) il y a un renforcement de l’attachement des journalistes à la responsabilité sociale des médias et à la liberté de la presse et d’expression ; (4) le phénomène qu’on observe est, enfin, le prolongement de la démarche du public journalism.
Statut et territoire : on voit ici que le statut et les préorogatives obtenus par les animateurs de blogs ne leur viennent pas des entreprises médias, mais des instances politiques et judicaires. C’est, par exemple, l’attitude des chargés de communication politique à l’égard de ces nouveaux acteurs de l’information, qui a conduit à un élargissement du « territoire du groupe des journalistes » : ils ont conféré un véritable statut à des nouveaux venus que les journalistes professionnels ont par la suite été contraints et forcés de reconnaître comme "quasi-pairs". Elément important : il ne s’agit pas pour les blogs de prétendre remplacer les médias traditionnels, mais plutôt de se poser en complément, en miroir, voir en cerbère de l’information.
Journalisme public et journalisme citoyen : Le phénomène a connu quelques antécédents. Au début des années 80, le « journalisme public » entendait sonder son audience en s’efforçant de la rendre plus active : Il s’agissait de permettre aux citoyens de débattre de questions publiques (forums, panels, groupes de discussion, observation participante). Les current events blogs poursuivent aujourd’hui se mouvement, et l’accentuent. « Dans le citizen journalism ou participatory journalism, ce sont les citoyens qui jouent un rôle actif dans la collecte, la production, et la diffusion d’information, des expertises habituellement revendiquées par les journalistes traditionnels » (p. 28).
[1] D. RUELLAN, Le professionnalisme du flou, 1993 ; ALDRIDGE& EVETT (2003), « rethinking the concept of professionalism », in British Journal of Sociology, vol. 54, n°4, décembre p. 547-564 ; S. WINCH (1997), Mapping the cultural space of journalism : how journalists distinguish news from entertainment, Westport, Conn., Praeger
[2] Le juge a conclu que le site en question, pouvait être considéré comme un e-zine, et que puisque les personnes qui en étaient responsables –filtraient, sélectionnaient et préparaient l’information sur des sujets d’actualité à destination d’un public de masse- elles pouvaient bénéficier du droit de taire leurs sources (au même titre que les journalistes professionnels). Face aux objections d’Apple (partie demanderesse), la cour se dit non-apte à juger ce qui distingue l’actualité légitime de l’actualité non-légitime…
30 novembre 2009
Comment on voyait la presse en ligne, il y a quatre ans…
Posted by Mathieu under ..., histoire du web, j-blogging, sociologie | Tags: blogs, notes de lecture, rebillard, sociologie, typologie, webzines |Leave a Comment
C’est daté, mais c’est pas inintéressant…
Frank REBILLARD, “Du traitement de l’information à son retraitement. La publication de l’information journalistique sur Internet” in Réseaux, 2006/3, n°137
Pionniers de l’information journalistique en ligne : (1) Chicago Tribune (1992) édition en ligne réservée aux abonnés des “services propriétaires” d’AOL. (2) San Jose Mercury News (1993) : permier journal à diffuser ses informations sur internet. L’auteur fait l’hypothèse d’une création d’information spécifique à Internet. Il prétend appliquer son analyse au (terrain “encore peu balisé du) (1) journalisme en ligne et (2) aux technologies de l’information et de la communication.
- Méthodologie d’observation : couverture de toutes les catégories d’info journalistique et prise en compte exhaustive de ses modalités de diffusion… La définition d’ “info journalistique” est mouvante (cf. actualité/objectivité et industrialisation/démocratisation). Rebillard distingue 4 modalités idéal-typiques de diffusion sur internet…. (1) reproduction du modèle classique (2) publication autoritative (blog) (3) publication distribuée (circulation décentralisée > p2p), (4) niveau méta-éditorial (offre condensée de contenus et de liens > portail).
- Typologie (de la publication d’informations journalistiques sur internet): application de modèles socio-historiques aux 4 modalités. Rebillard prétend ici “ne pas se limiter aux contenus les plus ancrés dans l’héritage du journalisme moderne, mais de cerner également ses expressions les plus récentes (…)”.
| Types de publication (2004-2005) | Appellation internet | Exemples | Orientation dom. du contenu | Modalité de diffusion | |
| 1. versions web | Médias existants | Presse en ligne | Le Monde, TF1… | Info généraliste | Modèle classique |
| Agences de press | Agences de presse en ligne | Reuters, AFP (insertion en XML dans les interfaces des grands portails) | Info généraliste/spécialisée | Modèle classique | |
| 2. Publications exclusivement web | Collectives | Webzines | Salon, JDN, Uzine | Opinion/Spécialisée | Publication autoritative/modèle classique |
| individuelles | Blogs | Les chroniques du menteur (HS depuis 2006) | Opinion/spécialisée | Niveau méta-éditorial | |
| 3. Composantes info de plateformes multi-services | Portails | Yahoo! | Généraliste | Niveau méta-éditorial | |
| 4. Recoupements automatisés d’informations d’actualité | Agrégateurs | GoogleNews, Rezo.net, Net2One | G/O/S | ||
| 5. Services documentaires d’archives journalistiques | Bases d’archives | LexisNexis, Pressedd, europresse | G/S | ||
Conclusion : à l’époque où l’enquête de Rébillard a été menée (2004-2005), la publication d’informations excusives sur internet est maginale par rapport à la reproduction sur le web, d’informations élaborées initialement pour d’autres supports. A cette époque, les blogs n’en sont qu’à leurs débuts, et il existe encore fort peu d’expériences de journaux en ligne. En 2004-2005, on a http://uzine.net/ ou http://www.journaldunet.com/, un ou deux ans plus tard c’est le début d’Agoravox[2006], de Bakchich [2006], de Rue89 [2007], de MediaPart[2008], de LePost.fr [2007].
Le phénomène web marquant de l’époque 2004-2005, c’est la montée en puissance de portails, agrégateurs et autres méta-éditeurs, qui – précise Rébillard – ont tout intérêt à intégrer et à retraiter les poches de création du monde de l’auto-publication, c-à-d du blogging (on s’aperçoit aujourd’hui, que c’est aussi la stratégie qui a été suivie par certain journaux traditionnels comme Libération). Rébillard fait, enfin, état des difficultés qu’il a rencontré au niveau de du recueil de son matériau empirique (difficile de distinguer la presse commerciale du “fanzinat” etc.). “Le chercheur qui se penche sur le phénomène des webzines ou des blogs et y trouve des parentés avec la presse altertnative, se trouvera dépourvu de repères pour analyser la situation présente sur Internet (…)”. Il met en garde contre le risque de “céder à la tentation de la fausse nouveauté déduite du progrès technique”, et souligne l’importance qu’il y a à prendre du recul au niveau de l’analyse de ces évolutions sociales …
29 novembre 2009
Qu’est-ce que le journalisme 2.0?
Posted by Mathieu under ..., j-blogging, normes, valeurs, règles, principes, sociologie | Tags: ..., feedback, journalisme, journalisme participatif, séminaires CITA, web 2.0 |Leave a Comment
Jeudi passé, nous présentions l’état d’avancement de la recherche "ARC/T1: acteurs et structures du journalisme en ligne", à la salle académique de la faculté informatique des FUNDP. Vous trouverez, en pièce jointe, le mp3 de la présentation. C’est encore un work in progress, toute suggestion ou critique est la bienvenue!



